GéNéRiQ…avec du recul!

Le festival Génériq, c’était il y a 2 mois déjà… Vous avez tous déjà probablement vu passer ses photos et ses articles, mais vous en présenter de nouveau un peu plus tard, ça permet de (re)voir les choses avec un peu de recul, et ça, c’est plutôt chouette!

Alors comme je ne suis pas forcément la plus crédible pour vous faire des topos très pro, (et oui, je ne suis qu’un témoin, et mon point fort c’est justement mon oeil un peu naïf…) aujourd’hui je vais donc juste essayer de partager avec vous ma belle expérience de ce bel évènement…

Souvenez-vous, GéNéRiQ, c’est mon festival préféré… Parce qu’il est tout bizarre! Ça se passe partout, les styles sont différents, c’est tout décousu… Et c’est justement pour ça que c’est si cool! Autant vous dire quand approche le jour J, je suis comme une enfant attendant l’ouverture des portes de Disneyland!

Sauf que cette année, bah comme chaque année et comme à chaque évènement au final… (Mais peut-être encore un peu plus cette fois ci) à l’adrénaline de l’excitation, on rajoute celle du stress… Et oui… Vous commencez à savoir que le stress et moi, on est des amis de longue date! :)

Bon ben derrière, il faut quand même assurer.  Et au fur et à mesure qu’avançait le festival, je me suis répété plusieurs fois : « sh%t! Mes photos sont toute pourrites… Mes photos sont toute pourrites! »

C’est pour ça que le recul c’est bien… Parce que (vous me direz si vous êtes d’accord…), mais finalement, elle ne sont pas trop mal ces photos… En les revoyant, j’ai le sourire qui remonte, parce que je revis ce festival qui- il n’y a pas photo- est toujours absolument fantastique! (Oui le jeu de mot est limite, mais comme c’est mon site, j’ai le droit! :) )

Voici donc le roman-photo de quelques poétiques journées… Enjoy! Et ne vous sauvez pas, passée cette intro, je fais comme pour les enfants, j’essaie de mettre surtout des images et pas trop de mots, comme ça, vous pouvez lire même en planque derrière votre bureau sans que le boss ne s’en aperçoive ;)

On commence à EstImprim, l’imprimerie la plus cool de la région… Si si, on ne discute pas! Quand on organise des concerts entre deux presses, qu’on vous reçoit comme des rois en vous bichonnant à coup de bières , de vin, et de petits fours comme dans une grande réception, on est les plus cool, c’est un fait.

D’ailleurs vous voyez, c’est une évidence, ça rend tout le monde heureux!

Donc ça commence avec Jean Louis Cormier, un canadien qui fait dit-on de la Pop-Poutine :)

Ha oui! Anecdote photo, il y a quelques temps j’ai découvert le pouvoir magique du grand angle! Moi j’aime bien les détails, mais bon ok, j’apprends maintenant aussi à intégrer l’idée du point de vue de l’aigle royal… Vous savez, celui qui voit tout et tout le monde d’un seul coup d’oeil :)

Et du coup, j’apprend aussi à vous dire en image : « T’as vu comme c’est grand? T’as vu comme c’est beau? T’as vu tous ceux qui étaient là pour partager ce moment! » Bon, grâce à la petite lumière, je reste quand même un peu sur mon amour du détail pour vous dire « t’as vu la belle chemise à carreaux? » :)

On continue avec Las Aves, de la Pop Acid… Mon premier coup de coeur, c’était planant, c’était électrisant, et ça sera aux Eurockéennes!

Day 2, on file au Studio Sauvage…

Et ça, je l’attendais avec impatience! C’est l’atelier de sérigraphie monté par Plume, la décoratrice à l’univers de contes de fées complètement barrée (et c’est un compliment) à qui l’on doit la mise en scène des soirées Keep the Faith que j’affectionne tant (entre autres merveilles) et de Barbee le graphiste tout autant génial à qui l’on doit (entre autres merveilles aussi) les visuels du festival Impetus. Autant dire qu’un projet commun à ces deux artistes atypiques ne pouvait qu’atiser la curiosité.

Et pour ne pas changer, comme à chaque fois on est reçus… J’allais redire comme des rois, mais non, mieux, comme des amis de très longue date!

C’est donc Jesse Mac Cormack qui ouvre le bal… C’est doux, c’est mélodieux, et c’est si paisible qu’on se perd entre sa musique et la contemplation des lieux.

Hum… Je me suis récemment rendue compte en triant d’anciennes photos que j’avais une sorte de fétichisme des pieds… Oui, je trouve que le choix de vos chaussures et la pose de vos jambes peuvent en dire long sur vous! c’est bizarre, oui, mais vu le retour que j’ai à chaque fois sur ces photos, vous avez l’air d’apprécier ces observations :)

On aimerait bien rester, mais c’est l’heure de filer au musée peugeot!

On re-contemple Jesse, et au passage on se balade aussi pour guetter toutes ces vieilles voitures qui nous entourent.

Lui je ne sais plus trop qui c’est puisque c’est un artiste surprise qui s’est installé fissa entre deux voitures pour tourner une video… Il est possible que j’écorche son nom puisqu’il n’était pas au programme et que je ne peux faire appel qu’à la mémoire d’une conversation entre deux porte avec une camérawoman… mon souvenir me dit Marc Darcy ( je crois, pardon si je me trompe!) Mais bon, les concerts sauvages, moi je suis toujours preneuse, je n’ai jamais eu autre chose qu’une bonne surprise pour ces improvisations.

Là, il y avait des bières, et pour la convivialité d’un festival, ça  a toute son importance! Vous remarquerez donc l’intelligence du choix de son positionnement pour cette petite impro :)

On retourne dans notre salle de concert flottante pour y rejoindre ceux qui attendent amoureusement Other lives, les artistes suivants.

Attention, instant anecdote : Je suis fan d’Other Lives depuis un moment… Mais une vraie fan, j’écoute, j’ai des disques, et j’en parle. Et quand j’en parle, je parle d’Other Lives (prononcez Ozeur Laïvz), Sauf qu’à la présentation du festival, deux des organisateurs on longuement décrit ce groupe génialissime qu’est Other lives (prononcez Ozeur Livz) . J’ai eu un grand moment de solitude en me rendant compte que ça faisait des années que je devais passer pour une idiote prétentieuse qui anglicisait des mots quand il ne fallait pas… Et non, après vérification, ce n’est juste finalement pas moi qui ai l’accent le plus ridicule :) (Je me moque, mais mon accent est tellement catastrophique que cette occasion arrive rarement ! :) )

Bref, Other lives, c’était ma vraie grosse claque du festival. C’était magique. C’était envoutant, c’était parfait. Et quand on aime un groupe on en arrive parfois à avoir un peu peur de les voir en concerts, on ne veut pas prendre le risque de détruire l’image un peu idéale qu’on s’est faite d’eux… Là, c’était encore mieux que tout ce que je pouvais imaginer! Bref, si vous avez l’occasion, Ozeur Livz, il faut aller les voir :)

Day 3, on file encore vers un lieu coolissime: le garage Otonet. « Un salon de beauté pour voiture » tenu par un cousin canadien fan de vintage… Donc au lieu d’une ambiance Renault ou Carglass, on a l’impression d’arriver dans un bar clandestin à thème :)

C’est Bloodshot Bill qui prend possession des lieux, canada toujours, avec du rockabilly garage blues gominé (ça parait un peu exagéré comme longue description, mais en fait non, c’est très bien trouvé, c’était exactement ça!)

Il avait mal à la tête, il a commencé avec pas mal de retard… Du coup, on a profité de l’aspect bar clandestin à boire des verres en admirant sa collection d’objets vintage :)

C’était beau hein? C’était grand hein? Et puis on était tout plein à profiter du moment…(grand angle power!)

Allez, un doner végétarien super épicé plus tard (oui oui) on file à la Poudrière!

C’est The Videos qui commencent avec du Punk Grunge

Anecdote : Après cette photo du batteur que vous venez de voir, j’ai dit à un ami qui me sert de contrôleur qualité : « Je suis rarement satisfaite d’une photo immédiatement après l’avoir faite, mais je trouve que celle là est vraiment cool! » et lui m’a répondu : « Ha ouais… Tu trouves?… Mouais. » Bon ok… Et vous? Vous la trouvez cool?

Parfois je me dis que certaines personnes, à l’image des chearleaders et de certains métalleux détiennent un pouvoir spécial logé dans leur chevelure…

On enchaine avec Black Honey… 3ème claque. Et vu que contrairement à Ozeur Livz, je ne connaissait pas du tout, c’était une claque surprise, c’est ma grande découverte de cette édition.

On dit que c’est de l’Indie Pop Brûlante, rien à redire, je trouve que cette année le responsable des descriptifs de la programmation à trouvé les termes parfait! C’était tout à fait ça.

Anecdote Bis: Après cette photo de la chanteuse que vous venez de voir, j’ai dit au même ami qui me sert de contrôleur qualité : « Je suis rarement satisfaite d’une photo immédiatement après l’avoir faite, mais je trouve que celle là est vraiment cool! » et lui m’a redit : « Ha ouais… Tu trouves?… Mouais. » Bon… décidément… Moi je la trouvais tellement classe sur cette photo… Pas vous?

Day 4

On est toujours à la Poudrière mais on change complètement de registre avec une pièce de théâtre mise en musique par Pierre (de Näo).

La musique est divinement hypnotisante, et on se dit qu’une BO sur une pièce de théâtre à définitivement un énorme intérêt . Bon il y avait aussi la video, le jeu des comédiens, les costumes…etc Mais en tant que photographe, ma concentration est tellement dirigée sur les éléments visuels que je ne suis pas la mieux placée pour apprécier l’intrigue globale de A à Z. Mais bon, comme c’était  un peu pour les enfants (disons tout public), j’ai quand même réussi à suivre l’histoire, c’est déjà ça :)

Le soleil se couche déjà, rendez-vous au Moloco!

Her ouvrait la soirée. Oui, c’est le nom du groupe. Her. D’ailleurs j’en reviens à mon sublime accent Anglais (grâce auquel je me suis permise ma moquerie sur Ozeur Livz) mais quand quelqu’un dans le public m’a demandé si je savais le nom du groupe et que je lui ai répondu « Her », il m’a reposé la question en anglais… Je lui ai re-répondu « Her »… Il m’a reposé la question en Allemand… Bon…

Oui oui, je suis tout à fait bilingue :)

Mon fétichisme des pieds? Je vous en ai déjà parlé?

C’est La Priest qui enchainait , une sorte de James Blake en un peu plus pop ( c’est mon idée de son style, mais bon, quand j’essaie de faire des descriptions par moi même, c’est un peu comme quand je parle anglais, bizarrement on ne me comprend pas toujours…) Enfin bref, j’Adore James Blake, et sans surprise, son cousin chevelu, je l’ai tout autant adoré!

Alors cet enfant que vous allez voir sur la photo suivante n’avait l’air d’être à personne, et du coup, tout le monde l’a adopté! Le public l’a même fait slamer de la manière la plus délicate qui soit… La musique c’est ça aussi, ça donne de magnifiques cohésions de groupe :)

On continue avec Petit Biscuit… Avant de lire le descriptif du festival, je croyais que ça allait être du beatbox. Pourquoi? Parce que la seule chose que je sais sur l’apprentissage du breatbox est de commencer par dire certains mots clefs très vite pour recréer des sons de batterie…dont petit biscuit ( essayez, c’est plutôt rigolo) . Bon en fait non, c’est de l’Electro Sensible, et encore une fois, c’est tout à fait ça.

Il a fait le concert entier avec un léger sourire discret, le sourire de celui qui kiffe mais qui est tout timide, c’en était attendrissant!

Ha, vous avez vu le début de slam de l’enfant public? :)

Et puis la soirée se termine avec Breakbot, de l’Electro Groove, et là, moi j’aurais même parfois dit de l’Electro Disco. C’est d’ailleurs étonnant de voir un public si jeune s’éclater sur de la musique qui fait parfois hyper rétro, rétro revisité certe, mais bon, c’est visuellement assez surprenant!

Vous avez remarqué le tripotage de genou? Vraiment indécent…

Bref, Day 5, et déjà le dernier!

Au passage, c’est le stand merch le plus cool que j’ai vu :)

On est donc chez Marcel et Suzon, un bar rétro dont le nom annonce bien la couleur, avec Angel, un artiste ovni dont je ne sais pas comment vous parler tellement il était surprenant!

Et là, je pense vraiment que les photos vous en diront plus que mes mots, et si vous êtes dans le coin, il revient à la fin de la semaine à la Poudrière avec un autre projet : The wolf under the moon. Allez le découvrir, et prenez vous la même jolie gifle que la mienne :)

On fil au Bar Atteint, un bar/restaurant culturel atypique pour retrouver Ala.ni, mon énième claque de cette édition ( oui oui j’en ai encore les joues rouges!)

Ala.Ni c’est une voix à la Nina Simone qui nous chante des chansons douces… C’était tellement beau que j’aurais pu rester là bas des heures… Gracieuse, attendrissante, talentueuse… une pure merveille.

Et c’est d’ailleurs là, à ce moment précis du festival que j’ai versé une larme. J’aurais presque cru que j’étais guérie de mon hyper sensibilité musicale, mais non, elle est arrivée… et j’ai pleuré.

Vous avez remarqué? Là, la chanceuse qui à la meilleure place de tous les concerts de tout le festival? Oui je sais, moi aussi j’ai envisagé de lui piquer son fauteuil, mais elle devait le savoir, elle l’a soigneusement gardé :)

Anecdote : « J’ai écrit cette chanson à l’hôtel, mais je ne l’ai encore jamais chanté, alors je prends mon portable pour les paroles, d’accord? »

On file au château de Montbéliard, pour le final.

C’est toujours un concert qui laisse une impression étrange… On est déjà un peu sur un au revoir, et il y a déjà un tout petit peu de nostalgie dans l’air… Alors au final, le sérieux de ce lieu s’y prête plutôt bien …

Et voilà! C’est terminé! Merci d’être allés jusqu’au bout de ce long post…

Merci aux gens avec qui j’ai travaillé, à ceux du public, à ceux qui n’ont pas pu être au festival, et même aux quelques artistes qui m’ont envoyé un petit mot pour me dire que mes photos étaient jolies et qu’elles leurs avaient donné de belles émotions… Mon coeur était gros d’une pression auto-infligée, alors c’est grâce à vous s’il s’est dégonflé pour redevenir tout doux et plein de jolis souvenirs :)

Et puis… Il n’est jamais trop tard, si vous voulez encore m’envoyer des mots doux faites-le en commentaire ici ou par mail : contact@stephaniedurbic.com et si vous préférez les mots assassins aux mots tout doux… Bah, je suis preneuse aussi, parce que ça fait avancer aussi!

 

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